Il existe une idée tenace, presque rassurante, selon laquelle toutes les villes “qui se ressemblent un peu” se valent. Un centre, des écoles, des commerces, des maisons, un prix au mètre carré, et voilà. On coche les cases, on compare, on tranche. Fin de l’histoire.
Il existe des marchés immobiliers lisibles, presque mécaniques. Des endroits où l’on peut résumer une ville en quelques chiffres, tracer une moyenne, appliquer une règle, et conclure. Et puis il y a des villes comme Croissy-sur-Seine, qui résistent à ce type de lecture rapide.
Il existe deux façons d’habiter près de Paris.
La première consiste à se rapprocher de la capitale comme on se rapproche d’un feu : pour la chaleur, la lumière, la vie sociale, le travail, les restaurants, les expositions, les rendez-vous à l’heure du déjeuner qui finissent à l’heure du dîner. C’est l’option “je veux tout, tout de suite”.



